Psychogénéalogie : pourquoi portons-nous des blessures qui ne sont pas les nôtres ?
« J’ai parfois l’impression de porter des choses qui ne m’appartiennent pas. »
« Je ressens souvent de gros conflits intérieurs, comme un grand tiraillement ; je me sens parfois écartelé. »
« J’ai l’impression de passer à côté de ma vie. »
« J’ai l’impression de vivre la vie de quelqu’un d’autre. »
« Je fais tout ce qu’il faut pour réussir dans une voie, et malgré tout cela, rien ne se concrétise jamais. »
« J’ai les mêmes schémas amoureux ou professionnels qui se répètent dans ma vie, et je ne comprends pas comment m’en extraire. »
Autant de situations et de problématiques qui trouvent souvent leur origine non pas dans notre propre histoire, mais bien dans celle de nos ancêtres !
Et oui, notre vie est influencée par le vécu de nos aïeux : les épreuves qu’ils ont traversées, leurs blessures émotionnelles, leurs deuils et leurs difficultés de vie… Autant de traces laissées dans leur existence et qui se transmettent à travers les générations.
Ces phénomènes qui nous dépassent font partie de ce qu’on appelle le transgénérationnel : en somme, tout ce qui se transmet entre les générations de manière inconsciente (dans l’inconscient familial) et qui agit dans nos vies au travers des problématiques rencontrées, des défis que nous tentons en vain de résoudre.
Et si ces blocages étaient plus anciens que nous le pensions ?
Et si ces blessures ne nous appartenaient pas vraiment ?
Et surtout, comment aller à la racine de ces difficultés pour s’en libérer ?
La psychogénéalogie : comment l’histoire de nos ancêtres éclaire notre propre vie
Nous sommes des êtres complexes, et nos blessures trouvent leur origine dans nos expériences passées — notre enfance, les épreuves traversées à différentes époques de notre vie — mais aussi dans le vécu de nos ancêtres.
En psychogénéalogie, ce qui n’a pas pu être résolu dans les générations passées se rejoue dans notre propre existence afin d’être libéré, transformé, guéri.
Car oui, nous ne sommes pas des êtres indépendants de notre lignée familiale : nous appartenons, de manière inconsciente, à un système familial, à un arbre dans lequel se jouent de nombreuses dynamiques relationnelles, des conflits et des liens multiples.
Et bien que parfois nous désirions, consciemment ou non, maintenir ou rompre certains liens, nous faisons partie intégrante de ce système. Nous sommes interreliés à nos frères, nos sœurs, nos mères, nos pères, nos grands-parents.
Nous sommes un membre de cet arbre généalogique… et, de la même manière que sur un arbre, lorsqu’une feuille tombe, une autre repousse pour maintenir l’équilibre et la santé de l’ensemble.
Au cœur de nos familles, cela obéit aux mêmes lois inconscientes : tout ce qui n’est pas résolu est transmis à la génération suivante, qui a pour mission (toujours inconsciente) de le résoudre afin de rétablir l’équilibre.
Et malgré tous nos efforts pour couper un lien avec un membre de notre famille, nous continuons souvent, malgré nous, à répéter les mêmes schémas.
Parfois, nous souffrons avec cette sensation étrange et désagréable de porter des fardeaux qui ne nous appartiennent pas vraiment. Ce sentiment est déjà un indicateur qui nous met sur la piste du transgénérationnel.
Il s’agit, en somme, d’un héritage invisible : il ne se voit pas de l’extérieur, et pourtant, nous héritons de blessures et de traumatismes non résolus, sans même le savoir.
Toutes ces transmissions invisibles nous empêchent parfois d’avancer dans la vie et de nous rapprocher de nos désirs véritables…
