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Pourquoi notre vie manque de sens ?

C’est la question à un million.Une question intime, existentielle, universelle. Dans cet article, je vous propose une lecture de ce grand thème, non pas pour y apporter la réponse, mais pour ouvrir des pistes, partager des clés concrètes, et inviter à la réflexion. Je ne prétends pas détenir la vérité sur ce sujet.

Le sens de la vie est profondément personnel, façonné par nos histoires, nos valeurs, nos épreuves et nos élans intérieurs.Chacun est libre de trouver son propre sens, à travers son expérience, ses apprentissages, sa sensibilité.

Ce que je vous propose ici, c’est d’explorer ensemble des chemins possibles pour remettre du sens au cœur de votre vie à partir de mon vécu, de mon accompagnement thérapeutique, et des grands courants philosophiques et psychologiques qui m’inspirent.


Quand la vie perd son sens : ce que l’on ressent

Il y a des moments où tout semble s’éteindre. Où la vie paraît vide, sans direction, sans saveur.On avance en pilote automatique, sans savoir pourquoi.

Ces périodes peuvent se manifester de mille manières :

  • du découragement, une perte d’élan, parfois même des épisodes dépressifs ou des crises existentielles profondes ;
  • un sentiment d’être perdu, désorienté, comme si la vie que l’on menait ne nous appartenait plus ;
  • la sensation de ne plus être à sa place — ni dans son travail, ni dans sa famille, ni même dans son propre corps ;
  • ce vide intérieur, cette béance silencieuse, qui se creuse peu à peu jusqu’à nous faire douter du sens même de nos actions.

Ces crises apparaissent souvent lors de grandes transitions : un anniversaire symbolique, une rupture, un changement de vie, une remise en question professionnelle. Elles touchent de plus en plus de personnes, et de plus en plus jeunes, dans un contexte où les incertitudes collectives et l’anxiété ambiante ne cessent de croître.

Et parfois, c’est ce paradoxe : on a “tout” — la réussite, le confort, les cases cochées — et pourtant, un vide persiste.Parce que, selon moi, le sens n’est pas un luxe, mais un besoin vital.

C’est notre moteur, notre fil d’or.Sans lui, nous avançons mécaniquement, sans goûter à la vraie saveur de la vie.


Si ces mots résonnent en toi, je t’invite à poursuivre ta lecture (ou ton écoute) : je vais partager des clés concrètes pour enrichir ta vie de sens, pour retrouver ton axe intérieur, ta direction, ta joie profonde.

🌍 Pourquoi vivons-nous une perte de sens collective ?

Nous traversons aujourd’hui une crise majeure du sens, à la fois individuelle et collective. Ce n’est pas qu’une impression : c’est un phénomène mondial, profondément enraciné dans notre manière de vivre, de consommer et de penser. Nos sociétés modernes se sont peu à peu déconnectées de l’essentiel : de nos besoins fondamentaux, de nos rythmes naturels, de notre lien à la nature et aux autres.

Nous avons perdu la conscience du “pourquoi” — l’intention qui donne de la valeur à nos actions.Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

Une étude menée par la Harvard Graduate School of Education (2022) révèle que 58 % des jeunes adultes déclarent ressentir régulièrement un manque de sens dans leur vie. Et ce chiffre ne cesse d’augmenter, toutes générations confondues.


💥 Une société en accélération constante

Nous vivons à un rythme effréné, dans une culture qui glorifie la performance, la productivité, le “faire toujours plus”. Ce système, fondé sur la rentabilité et l’optimisation de chaque instant, nous éloigne de notre tempo intérieur. Nous ne suivons plus nos élans naturels, mais les injonctions d’un monde qui valorise le rendement plutôt que l’épanouissement. Nous sommes devenus des êtres “efficaces”, parfois au détriment de notre humanité.

Or, le sens naît du lien entre nos actions et notre être profond. Quand ce lien se rompt, la vie perd sa saveur.


🤍 Une fracture du lien social

Autrefois, le sens s’enracinait dans le collectif : les villages, les communautés, les liens familiaux.Aujourd’hui, malgré la surconnexion, nous n’avons jamais été aussi isolés et souffrant de solitude. L’individualisme grandissant, les écrans omniprésents, la montée de l’intelligence artificielle — tout cela crée un monde où le lien humain devient secondaire, presque optionnel.

Et pourtant, le lien est porteur de sens.Il nourrit notre sentiment d’appartenance, d’utilité, de contribution. Sans lien, sans échange, sans partage, le sens s’étiole.


☯️ Un déséquilibre entre le Yin et le Yang

Notre société est dominée par le Yang — l’énergie de l’action, de la performance, de la volonté. Le Yin, qui représente la réceptivité, la sensibilité, la douceur et l’écoute intérieure, est relégué au second plan.

Pourtant, c’est dans cette énergie du Yin que le sens prend racine :dans la capacité à ressentir, à ralentir, à se relier à soi et au vivant.Quand on se coupe de cette sensibilité, on éteint en nous la source même du sens.Car c’est elle qui guide l’action, qui l’anime, qui lui donne direction et profondeur.

“Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale d’être bien adapté à une société malade.”

Jiddu Krishnamurti


🎭 Le poids du conditionnement

Dès l’enfance, on nous apprend à porter des masques pour être aimés, acceptés, valorisés. “Ne pleure pas.” “Sois sage.” “Sois fort.”

Ces injonctions, si anodines en apparence, construisent des identités de façade, des rôles sociaux qui finissent par nous éloigner de notre nature profonde. À force de se conformer, on oublie qui l’on est vraiment. Et cette déconnexion intérieure finit par générer ce sentiment de vide, d’incohérence, d’errance existentielle.

Ces masques ont pu nous protéger un temps, mais ils deviennent trop étroits à mesure que nous grandissons.Les retirer, c’est un acte de vérité, un retour à soi.


🔥 Le sens, moteur vivant de nos existences

Le sens, selon moi, n’est pas un concept abstrait. C’est une force vitale. C’est ce feu intérieur qui nous met en mouvement, qui nous relie à notre joie profonde, à notre singularité, à ce qui nous fait vibrer. Lorsque nous agissons en accord avec ce feu, la vie devient évidente : nos actions prennent racine, nos choix s’alignent, et la joie devient le signe que nous avançons dans la bonne direction.

“Tout ce qui éveille la joie en nous fait sens.”

Thomas d’Ansembourg

🧠 Une traversée philosophique : où trouver le sens de la vie ?

Cette question du sens n’est pas nouvelle. Elle traverse les siècles, les traditions et les pensées philosophiques. Et chacune, à sa manière, nous éclaire un fragment de ce mystère.


🌿 Aristote : le sens comme accomplissement

Pour Aristote, le sens de la vie réside dans l’eudaimonia — un mot grec qu’on traduit souvent par “bonheur”, mais qui signifie en réalité accomplissement de soi. Vivre une vie sensée, c’est cultiver la vertu, la raison, et développer pleinement son potentiel humain. C’est une joie lucide, celle de savoir que l’on devient peu à peu la meilleure version de soi-même.


Les stoïciens : le sens dans l’acceptation

Pour Épictète, Sénèque ou Marc Aurèle, le sens se trouve dans l’accord avec la nature et la raison universelle. Il s’agit d’accepter ce qui dépend de nous et d’accueillir ce qui ne dépend pas de nous. La paix intérieure devient alors le signe que nous sommes alignés avec le Logos — cette force rationnelle et vivante qui anime l’univers. Vivre avec sens, c’est vivre en accord avec la nature des choses.


🌸 Épicure : le sens dans la joie simple

Épicure voyait le sens de la vie dans la recherche de l’ataraxie — cette sérénité profonde née des plaisirs simples, de l’amitié, de la mesure, de la contemplation.Pour lui, donner du sens, c’est apprendre à se réjouir de ce qui est, à cultiver la paix plutôt que la possession.


💫 Spinoza : le sens comme puissance d’exister

Spinoza, quant à lui, nous invite à voir la vie comme un élan. Chaque être tend naturellement à persévérer dans son être — c’est le conatus, cet effort vital qui nous pousse à exister pleinement. Pour lui, le sens ne vient pas d’une idée extérieure, mais de ce mouvement intérieur vers la compréhension et la joie.

“La joie est le passage de l’homme d’une moindre à une plus grande perfection.”

Spinoza, Éthique

La joie, pour Spinoza, n’est donc pas une émotion passagère : c’est le signe que notre puissance de vivre augmente, que nous sommes sur un chemin en accord avec notre nature profonde.


🌞 Bergson : la joie comme élan vital

Pour Bergson, la joie est le signe même du déploiement de la vie. Chaque fois que nous créons, aimons, avançons, inventons, la joie se manifeste comme une vibration naturelle, un mouvement d’expansion.

“La joie annonce toujours que la vie a réussi, qu’elle a gagné du terrain.”

Henri Bergson, Les Deux Sources de la morale et de la religion

La joie devient alors un baromètre intérieur : elle indique que la vie circule librement en nous, qu’elle se déploie dans la direction juste.


💬 Viktor Frankl : le sens comme engagement

Enfin, pour Viktor Frankl, psychiatre rescapé des camps, le sens de la vie ne se trouve pas dans les circonstances, mais dans l’attitude que nous adoptons face à elles.Même dans la souffrance, il reste possible de trouver un sens, une raison de continuer, un pourquoi qui nous porte.

Il appelait cela la volonté de sens — la force intérieure qui pousse l’humain à se dépasser.

“La vie n’a pas d’autre sens que celui que nous lui donnons. Et nous ne pouvons lui en donner qu’en assumant la responsabilité de nos actes.”

Viktor Frankl

Pour lui, le sens naît toujours d’un engagement concret : une œuvre, une cause, un amour, une contribution à quelque chose de plus grand que soi.

J’espère de tout coeur que la lecture de cet article t’aura éclairé pour cheminer vers plus de sens dans ta vie !

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